The Lovely Bones est l’adaptation d’un roman récent de l’écrivaine Alice Sebold, violée et laissée pour morte à ses 18 ans, le 8 mai 1981 ! Plusieurs de ses écrits tournent autour de cette délicate question que son thème astral éclaire dans toute sa complexité !
PLUTON CONJOINT AU SOLEIL ET A VENUS EN VIERGE
Une position essentielle dans le thème d’Alice Sebold est cette conjonction quasi exacte de PLUTON sur son SOLEIL natal ! PLUTON en VIERGE marque pour toute la génération 60 ce travail de sappe des régles dont le fameux "il est interdit d’interdire" est l’emblême : révolution dans le domaine de la morale !

Le fait que le SOLEIL natal d’Alice Sebold soit placé pile sur ce PLUTON en VIERGE signifie qu’elle incarne dans sa vie de manière privilégiée ce renouvellement des règles et des interdits, qu’elle manifeste de manière personnelle ce bouleversement quant à ces questions, notamment la culpabilité par rapport aux pulsions de toutes sortes ! Eduquée dans une famille presbytérienne très stricte, son image paternelle que représente le SOLEIL s’est forgée autour de ces notions de culpabilité face aux instincts d’ordre animal et pulsionnel que symbolise PLUTON, dans un signe qui au contraire cherche à comprendre les mécanismes pour mieux les contrôler !
PLUTON en VIERGE parle donc de cette confrontation entre l’esprit analytique et la bête qui cohabitent en nous, le monstre, l’instinct de dinosaure enfoui au plus profond de notre psychée collective et qui peut ressurgir et menacer l’équilibre de la raison ! Cette préoccupation et analyse de la pulsion est donc un leit-motiv de la vie d’Alice Sebold, d’autant plus que VENUS natale conjointe à ce SOLEIL, relie cette problématique à quelque chose d’éminemment affectif !
Ce n’est pas tant que cette position conduit fatalement le natif à être la victime d’un viol, aucune position ne peut prédire cela, mais cette expérience aussi désolante qu’elle soit a été une étape dans la vie personnelle de l’auteur : une expérience de mort (PLUTON), la rencontre avec la part monstrueuse et animale de l’être humain ! C’est qu’il est dans la vocation d’Alice Sebold de réussir à analyser, expliquer, décrire cette bête héritée de la nuit des temps.
Mais évidemment, la seule image du père presbytérien et étouffant par le rapport de culpabilité moralisatrice qu’il inculque est déjà suffisant pour exprimer une conjonction PLUTON-SOLEIL en VIERGE, l’auteur aurait pu ne pas être la victime qu’elle a été, mais la vie en a décidé autrement !
Au demeurant la position de victime est récurrente en VIERGE, précisément à cause de la culpabilité qu’elle peut ressentir et à la punition qu’elle peut s’imposer, surtout avec des enfances où l’éducation religieuse a inculqué tôt cette notion de faute originelle et de perfection à conquérir !
D’autre part SOLEIL-PLUTON en VIERGE, c’est aussi le bourreau : cet esprit calculateur qui ne laisse passer aucun détail, qui prépare son oeuvre, calcule, élabore son plan, pour littérallement bouffer sa victime ! "Il a pris ma vie" Ces quelques mots de l’auteur résument l’appétit meurtrier que peut parfois manifester PLUTON : il s’agit bien de manger, de manger l’autre pour remplir le gouffre, et en l’occurrence le démembrement est l’aboutissement de cette volonté de détruire tout semblant d’humanité ! C’est le symbole du vampire ou du loug-garou, thème d’un autre film du moment ! Mais il est des fois où la planète est d’avantage sublimée, et d’autres où l’individu se laisse envahir concrètement comme s’il était possédé par une sorte de démon, cela n’est pas prévisible et dépend du libre arbitre de chacun, de maladies psychiques, de la manière de recevoir ces influences !
Chose plus délicate à concevoir : PLUTON, dans le thème d’Alice Sebold, est aussi la bête qui couve dans la psychée même de l’auteur, mais que sa conscience ne peut accepter elle-même ! C’est alors qu’un phénomène de projection va l’obliger à faire l’expérience de sa propre bestialité qu’elle fuit par l’intermédiaire de son bourreau : dans d’autres cas, ce pourrait aussi bien être elle la tortionnaire, surtout si elle avait été un homme, ce qui dans la plupart des cas invite d’avantage à personnifier le SOLEIL ! Avec une conjonction SOLEIL-VENUS-PLUTON, on assiste à une répartition des rôles qui peut par exemple prendre ce tournant : projection du SOLEIL-PLUTON en la personne du violeur-meurtrier, manifestation de VENUS en la personne de la victime !
La mort de PLUTON, c’est aussi cette autre expérience moins équivoque de la drogue, dans laquelle l’auteur s’est plongée suite à son traumatisme et qui fait écho à cette même symbolique en rapport aux règles et aux limites raisonnables de la VIERGE que la planète cherche à démolir ! "J’ai fait pas mal de choses dont je ne suis pas particulièrement fière et que je ne peux pas croire que j’ai faites !" Ce pourrait être tout aussi bien les mots d’un criminel, nous sommes aux versants d’une même montagne, qui en VIERGE, marque sans cesse ce regard sur soi marqué par le test de ses propres limites, le rapport aux règles, à l’interdit, à la raison et à la folie ! Il n’y a pas de vierges folles au demeurant, il n’y a que des vierges qui se débrouillent comme elles peuvent avec des influences planétaires contraires à leur véritable nature et qui en éprouvent une énorme culpabilité ! On notera d’ailleurs un autre exemple très célèbre et masculin pour le coup de SOLEIL conjoint à PLUTON en VIERGE : ni plus ni moins que Michael Jackson, dont on connaît bien les maltraitances paternelles et ses conséquences à long terme sur la jeune star ! Voilà les eaux dans lesquelles nous nageons !
LUNE EN BALANCE OPPOSEE A MARS EN BELIER
Pour une femme comme Alice Sebold, il faut se tourner vers la position de la LUNE qui est en BELIER opposée à MARS ! On collectionne ici les positions à risque, ce qui ne veut toujours pas dire que tout était couru d’avance bien sûr ! Mais quoi de plus éloquant qu’une LUNE littéralement agressée par MARS : la LUNE est l’enfant en nous, MARS est au contraire dans certains cas le désir sexuel ! En opposition à la LUNE natale, ce MARS impose à Alice Sebold une sorte de violence qui commence très tôt dans l’enfance. LUNE-MARS relie deux choses qui ne doivent normalement pas se rencontrer : la vivacité et l’entrain d’une petite fille BELIER au visage encore asexué, et le désir masculin attiré par les traits juvéniles et épurés de la BALANCE ! Dans bien des cas, le natif affublé de cette position se plaindra de disputes incessantes à la maison, de punitions ou de coups, parfois simplement d’une pression pour être plus fort que son adversaire par exemple à l’école ou en sport, mais pour Alice Sebold dans sa "Nostalgie de l’ange" il s’agira d’un viol sur une fille de 14 ans, sachant que l’auteur a quant à elle connu ce drame à 18 ans ! On se posera donc la question de l’âge choisi pour l’histoire qui symbolise mieux encore cette opposition MARS sur LUNE ! On goûtera aussi la pertinence de la première phrase d’un autre roman de l’auteur où l’héroïne commence par avouer qu’elle vient de tuer sa mère, sachant que la LUNE est aussi bien l’enfant que le lien maternel assailli par la violence de MARS ! MARS en balance calque beaucoup trop ses désir sur ceux du partenaire, autre élément à retenir !
MERCURE EN BALANCE MAÎTRE DE LA VIERGE
Faisons la synthèse : LUNE en BELIER, SOLEIL-PLUTON-VENUS en VIERGE, et MERCURE en BALANCE maître des positions en VIERGE, c’est à dire apportant une sous-tonalité BALANCE à l’énergie VIERGE, comme si SOLEIL-PLUTON-VENUS étaient VIERGE avec un peu de BALANCE ! VIERGE-BALANCE, c’est entre autres choses cette alliance de la complicité en BALANCE et d’une victimisation VIERGE : tous les ingrédients sont réunis pour que le drame arrive !
"Pourquoi le viol est-il le seul crime pour lequel la victime est supposée coupable ?" Il a fallu 20 ans de recul dont 10 ans de thérapie, pour permettre à l’auteur de coucher sur le papier l’analyse de son vécu, imbibée de cette écrasante culpabilité toute VIERGE dont l’influence BALANCE pose la problème de la complicité ! La BALANCE est le signe du duo, de la relation à l’autre. Au moment de son propre viol, dans le ciel, aucun transit ne vient sérieusement affecter le SOLEIL ! MARS est revenu à sa position natale 10 jours auparavant, et seule la LUNE transit la fameuse opposition le jour même, on peut penser à un contexte qui se serait installé en amont, et encore ! Par contre MERCURE subit un double transit de JUPITER et SATURNE, ce même MERCURE qui maîtrise toutes les planètes en VIERGE ! Ce MERCURE BALANCE tellement ouvert à l’autre, tellement suiveur, qui ne se pose pas de question, ne connaît pas la méfiance, et se révèle essentiel à l’esprit analytique du natif vit un moment particulier en mai 1981. En ce moment même, le retour de SATURNE sur MERCURE même vient marquer un curieux anniversaire alors que le film "The Lovely Bones" sort au cinema !
L’image si dérangeante est pourtant vieille comme le monde : tel le chaperon rouge qui se met malgré tous les signes avant coureurs dans le lit du loup pour mieux s’y faire dévorer, que se passe-t-il dans la tête d’une adolescente pour qu’elle finisse par descendre avec son voisin quinquagénaire dans minuscule cabane qu’il vient de construire sous un champ de maïs à six heures du soir ? On ne peut pas répondre correctement à cette question, elle est du même ordre qu’expliquer un suicide : cela peut arriver, voilà un des messages de l’auteur ! "J’ai été tellement stupide" l’héroïne exprime dans le film le désarroi qui la mine et empêche aussi ses proches d’avancer ! C’est l’éternel archétype qui pèse sur notre psychée collective depuis la nuit des temps, un scénario récurrent hérité du fond des âges que nous arrivons à force de témoignages à rendre de plus en plus conscient au lieu de continuer à se voiler la face et d’enfouir ces maladies pulsionnelles sous un champ de maïs juste à côté de chez soi (symbole fort au demeurant) : au-delà de la vengeance, comment réussit-on à continuer à vivre malgré tout après ça, tel est le propos du film, voilà ce qu’Alice Sebold est capable de décrire aujourd’hui, avec sa sensibilité BALANCE et sa rationalité VIERGE, avec ce côté mièvre qui lui est aussi reproché, envers et contre toutes les influences aliénantes de PLUTON ou de MARS contre lesquelles en effet la VIERGE et la BALANCE ne sont pas du tout préparées !
Sans ces aspects, Alice Sebold aurait été simplement elle-même : une petite fille sage et communicante, harmonieuse et perfectionniste, cérébrale et gnangnan comme on le dit ! Ce sont ces deux planètes qui l’ont plongé dans ces situations extrêmes sans lesquelles en signe pur il n’y a rien de semblable ! C’est tout à fait l’idée d’un agneau abandonné aux loups ! Mais l’arbre qui tombe ne doit pas cacher la forêt qui pousse : même sans ces évènements, une personne née le même jour qu’elle aura vécu intérieurement des choses comparables, ce qui change et ne peut se prévoir est la qualité de cette manifestation d’un même symbole, d’une même charge psychologique que l’on maîtrise plus ou moins bien !
Se marier, vivre avec la violence, la dompter, faire face à l’innommable sur lequel il est pourtant vital de poser des mots et qui peut nous toucher à tout instant, voilà le projet ambitieux du thème natal de l’auteur qui expérimente au quotidien avec une expérience de bientôt 50 ans ces deux planètes aux manifestations parfois dévastatrices et pourtant vitales aussi à notre développement quand elles sont bien manifestées, le besoin d’agir et de combler ses désir avec MARS, l’expérience de la mort avec PLUTON, comme faisant partie de la vie !







